D'après un commentateur de ce blog, mes billets ne permettraient pas de déterminer à quel bord j'appartiens. J'avoue avoir été un peu étonné. J'espère quand même donner assez d'indices pour permettre à mes lecteurs de ne pas voir en moi un socialiste (ou tout autre gauchiste).
Préciser que la critique de l'UMP ou de la Sarkozie ne fait pas l'homme de gauche serait – j'espère - vous faire offense ! Donc je suis bel et bien du bord droit.
Alors, venons en peut-être là où j'ai pu semer le doute. Pendant deux, ans, j'ai été adhérent à l'UMP. Je ne renouvellerai pas cette adhésion et renverrai ma carte très prochainement. Pourquoi ? Parce qu'on est désormais assez loin des thèmes défendus pendant la campagne présidentielle de 2007, à coup sûr. Mais peut-être aussi que je suis plus profondément désabusé. La jeunesse aidant, avec la naïveté (!), je croyais que Nicolas Sarkozy pouvait être, au delà de la forme, différent de Jacques Chirac. Que le « virage à droite » initié en 2007 n'était qu'un début, un retour « pour de bon » d'une droite décomplexée large.
J'ai dû depuis me rendre à l'évidence : l'ouverture qui pouvait au départ être justifiée par une volonté de déstabiliser l'opposition (ce qui n'est déjà pas un choix neutre, disons-le) est aujourd'hui poursuivie à gauche sans jamais de contrepartie à droite. On confie maintenant aux premiers adversaires idéologiques la charge de mettre en oeuvre les propositions de campagne qui pouvaient prendre l'étiquette « droite ».
C'est vrai que je suis sûrement très borné et que je ne démasque pas les stratégies plus ou moins (plutôt plus) fumeuses pour obtenir – en 2012 ? - l'adhésion de toute la France au (non-)projet de Nicolas Sarkozy. Enfin, ne vous évertuez pas à essayer de me convaincre, j'ai fait pendant longtemps des tentatives pour trouver de bonnes raisons au vide idéologique (ou au moins à l'absence de ligne directrice simplement de droite) entourant certains choix. J'ai – malheureusement – renoncé depuis maintenant quelques semaines.
C'est pourquoi j'annonce très officiellement que je ne suis plus adhérent à l'UMP. Je reste et resterai encore un bon moment (!) de droite : je me sens simplement beaucoup plus proche de partis comme le CNI (auquel j'ai adhéré, pour son projet politique très intéressant, malgré une influence à mon avis beaucoup trop réduite pour le moment) ou le MPF. En tout cas, je reste et reterai avant tout indépendant. C'est peut-être pour cela que certains – encore que, je suis quand même surpris – peuvent avoir quelques difficultés à me classer dans une case étanche.
Bon, vous aurez compris que je vous épargne un nombre incaclculable de raisons qui ont fait de moi un déçu de l'UMP (on compte la politique sociale et familiale, le traitement quelque peu populiste de la crise économique par moment...). La liste serait trop longue.
Vous voilà donc j'espère éclairés sur mon « positionnement » politique quelque peu actualisé (cette article était peut-être devenu utile depuis un moment).
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