J’ai été mauvaise langue. Jeudi soir, le communiquant de la République avait des annonces à faire :
D’abord, on a appris la suppression de la taxe professionnelle. Alléger les charges de toutes sortes pesant sur les entreprises pour améliorer leur compétitivité n’a évidemment rien de détestable. Alors, loué soit le président ? N’allons pas trop vite car, quand les journalistes ont demandé à Nicolas Sarkozy comment il comptait compenser le manque à gagner (dont le montant est assez discuté (c’est dire si on gère bien les finances publiques !), ce dernier a répondu, en toute simplicité, qu’il faudrait « inventer » (ou « créer », ce qui ne change pas grand-chose) une taxe. Avec ça, on sait où l’on va. Car on n’est malheureusement pas en situation de réduire sans cesse les recettes. Il est quand même bien dommage de ne pas savoir où on va… Et il m’est difficile de ne pas penser à une célèbre phrase de Churchill à la suite de cette dernière réflexion…
Et puis on a parlé réductions d’impôts. Le Nicolas Sarkozy de jeudi soir n’a envisagé qu’un seul type d’action : celle en direction des plus modestes. Avec deux idées, une fois de plus très imprécises (malheureusement). Soit on déchargerait les plus modestes du deuxième tiers provisionnel ; soit on supprimerait une tranche d’imposition. C’est cette deuxième « hypothèse » qui a attiré mon attention. Car le raisonnement de Nicolas Sarkozy à ce sujet m’a paru pour le moins étrange. Comme le dit fort justement Nicolas Sarkozy - monsieur de la Palice en aurait fait autant - les personnes qui se trouvent dans la première sont à la limite du seuil d’imposition. Logique ! Alors, libérons-les de cet impôt au taux plutôt réduit ! Tout va donc pour le mieux maintenant ? Oui, sauf que l’ancienne (enfin, fictivement) deuxième tranche se retrouve « à la limite du seuil d’imposition ». Alors, on la dégrève ? Bref, vous aurez compris que je trouve le raisonnement un peu court sur pattes. Je serais d’ailleurs partisan d’une imposition, même symbolique pour les plus pauvres, de tous les citoyens majeurs. N’est-ce pas cela qui pourrait peut-être (personne ne se fait trop d’illusions quant à une généralisation de l‘esprit de responsabilité…) responsabiliser certains bénéficiaires d’aides sociales de toutes sortes, mais aussi certaines personnes toujours promptes à revendiquer plus de dépenses publiques.
Voilà pour les annonces du président de la République jeudi soir.
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire